GASPARE dresse les constats.

1 février 2017

Communiqué de presse

 

GASPARE dresse les constats.

L’extrême pointe nationale dite à 1 chance sur 10* a été quasiment atteinte cette semaine : 94 000
MW le 21/01 contre 102 000 MW en 2012. Le niveau de pointe est fortement dépendant de l’intensité
de la vague de froid et de son ampleur géographique. Il est nécessaire d’attendre les expertises de
RTE – Réseau de Transport de l’Électricité – pour réaliser des comparatifs et répondre à certaines
questions : quelle est le maximum de consommation à prévoir si la vague de froid est plus sévère,
sommes-nous globalement moins dépendants de la consommation des radiateurs électriques qu’en
2012, qu’elle est l’efficacité de l’effacement** de consommation lors de cette période ?
A partir de là, GASPARE dresse plusieurs constats :

-  Le niveau de pointe atteint lors de cette vague de froid intense est éloigné des prévisions de
RTE  (Scénario  référence  2013  réactualisé  –  Bretagne-extrême  pointe  2017 :  5 140  MW
justifiant le projet de Centrale à Cycle Combiné Gaz fossile -CCCG- à Landivisiau de 450
MW) ;
-  L’efficacité des TACs – turbine à combustion – de Dirinon et de Brennilis a été démontrée :
flexibilité  (démarrage  rapide)  et  limitation  de  l’utilisation  au  strict  minimum  (13  heures
d’utilisation en moyenne pour chacune des cinq TACs depuis le début de l’année, dont 5
heures le 21/01) *** ;
-  Encore une fois, lors des situations climatiques intenses, vents et soleil sont au rendez-vous,
(minimum de production : Éolien+Solaire en Bretagne 100 MW de courte période la semaine
dernière,  pendant  trois  jours  à  plus  de  300  MW  et  192  MW  le  21/01  à  8h30),  ceci
contrairement au cas étudié dans le Plan soutenu par l’exécutif régional ;
-  Comme le souligne GASPARE depuis des années, le problème de la pointe n’est pas un
problème régional, mais bien national et lié principalement au chauffage électrique ;
-  Depuis le début de l’hiver, les interconnexions électriques européennes font leur preuve. En
partie  grâce  à  elles,  RTE  a  pu  pallier  aux  fermetures  successives  d’une  vingtaine  de
réacteurs nucléaires. En Europe, à titre d’exemple, la Suède, (-25°C enregistré), connectée
par plusieurs lignes aux pays européens et qui produit plus de la moitié de son électricité en
énergies renouvelables, a répondu à cette vague de froid, permettant de donner de la marge
pour les importations françaises**** ;
-  Enfin, il faut souligner toutes les actions d’incitation aux économies d’énergie mises en place
ces dernières années, aux initiatives vertueuses des citoyen-ne-s qui contribuent à la baisse
de la consommation. Ceci, malgré le fait qu’aucune alerte Ecowatt n’ait été déclenchée,
alors même que de grands appels à la modération étaient diffusés au niveau national,
compte tenu des niveaux de consommation et du nombre de réacteurs nucléaires à
l’arrêt.

En désaccord total avec les dernières déclarations de Direct Énergie, GASPARE insiste pour que le
projet de CCCG de Landivisiau soit abandonné, que les primes colossales (50 Millions €/an pendant
20 ans, renouvelable une fois) qui seraient dédiées à l’opérateur Direct Énergie soient investies dans
la  rénovation  de  l’habitat,  dans  des  aides  à  la  substitution  du  chauffage  électrique,  dans  le
déploiement de tous les moyens qu’offre la région Bretagne en matière d’Énergies renouvelables.

* Pointe de consommation à 1 chance sur 10 : La pointe à une chance sur 10 est le niveau de puissance qui a
une chance sur 10 d’être dépassé au moins 1 heure au cours de l’hiver tous les 10 ans.
**Divers mécanismes économiques techniques et la mobilisation citoyenne.
***http://clients.rte-france.com/lang/fr/visiteurs/vie/prod/production_groupe.jsp
****Pour rappel, le projet de l’interconnexion Irlande/Bretagne, dont le lancement des études de détail a
été signé cet été par le Président de la République française à Dublin, n’a pas été pris en compte pour
dimensionner les besoins de la Bretagne.

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