Une année 2016 dynamique pour les énergies renouvelables

2 décembre 2016

À quelques encablures de la fin de l’année, le Syndicat des énergies renouvelables (Ser) revient sur les événements qui ont stimulé son secteur.

 

Des maisons<br />
              de Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais) aux toits équipés de<br />
              panneaux solaires.

L’année 2016 n’est peut-être pas terminée mais elle est déjà suffisamment avancée pour que le Syndicat des énergies renouvelables (Ser) fasse un premier bilan. Et il est bon puisque que l’année qui s’achève est jugée dynamique par les professionnels du secteur, avec plusieurs réalisations à la clé. Premier événement notable, le ministère de l’Énergie a publié cet automne une programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui fait la part belle aux énergies vertes. «Tous les grands objectifs énoncés lors de la préparation de la loi d’orientation énergétique (votée en 2015) ont été confirmés, souligne Jean-Louis Bal, le président du Ser. Ainsi la puissance installée du solaire doit être triplée à l’horizon de 2023, quand celle de l’éolien sera multiplié par 2 ou 2,5. Ce sont des indicateurs révélateurs de la montée en puissance programmé de notre filière.»

En marge du cap affiché par la PPE, Jean-Louis Bal se félicite que les pouvoirs publics aient décidé en 2016 d’instaurer des appels d’offres pluriannuels dans le domaine du renouvelable. «Notre industrie a besoin de visibilité et le principe de ces appels d’offres lui en offre. Ce type de procédures porte sur des volumes de production importants, forcément très intéressants pour que les énergies vertes gagnent encore en densité.» Sur le fond, les appels d’offres ne sont pas nouveaux mais ils correspondaient jusque-là à des étapes souvent isolées. À l’été 2015, la filière avait toutefois été l’objet d’une bonne surprise puisque que le président de la République, François Hollande, avait décidé d’ajouter 300 mégawatts (MW) supplémentaires (pour un total de 1100 MW) dans le cadre de l’appel d’offres piloté par la Commission de régulation de l’énergie (CRE).

Prix en constante baisse

Toujours au rayon de 2016, le Ser note avec satisfaction que les énergies renouvelables deviennent de plus en plus compétitives, avec des prix en constante baisse. Ainsi dans le solaire, les centrales au sol s’établissent désormais autour de 70 euros le mégawattheure (MWh), soit un seuil très proche des énergies traditionnelles. Pour le solaire réservé aux moyennes toitures, le prix est toutefois plus important autour de 110 euros le MWh. «Mais si l’on s’intéresse à l’autoconsommation, un volet en plein essor avec de petites installations de production installées à domicile, alors le solaire est voué très rapidement à devenir ultracompétitif», commente Jean-Louis Bal.

Dernier élément à attester aux yeux du Ser de cette année dynamique pour le renouvelable, le fonds chaleur piloté par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe): cette enveloppe budgétaire, d’un montant de 220 millions d’euros, est réservé au soutien financier des projets de chaleur renouvelable. Ces dernières années, elle butait sur la problématique d’un trop petit nombre de projets à appuyer, faute de dossiers considérés comme prometteurs. Cela n’a pas été le cas en 2016, puisque que les crédits accordés par l’Ademe ont été consommés en entier. L’année prochaine, le fonds chaleur de l’Ademe devrait d’ailleurs être en augmentation.

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