Lac de Guerlédan. Station de pompage : la Région rassure les élus

1 mars 2011

Mercredi, une réunion de travail avec des représentants du conseil régional de Bretagne, de l’EDF et de l’État, s’est tenue à la salle polyvalente.

Les élus ont écouté les représentants de la Région sur les orientations du Pacte énergétique breton en général et sur le projet de station de pompage de Caurel, ressortie des cartons, après avoir été abandonné il y a 30 ans. Au final, tout le monde est reparti assez rassuré sur l’avenir du secteur.

Un projet qui n’est pas prioritaire
«Le projet de station de pompage existe. Il n’est pas prioritaire, n’étant pas le seul projet énergétique de la région, a indiqué Dominique Ramard, conseiller régional. Sa mise en avant est faite sans concertation. Cette station de pompage était conçue sur les bases d’il y a 30 ans, le contexte a changé. Cette réserve d’énergie devait permettre un afflux d’électricité en période de pointe de consommation, pour éviter d’éventuelles coupures du réseau. Elle comporte au moins deux aspects à prendre en compte, elle consomme plus d’énergie pour le pompage de l’eau qu’elle n’en restitue au moment du lâcher et, désormais, il n’y a plus de phénomène de crête, de pic de consommation, mais une hausse brutale qui perdure. Une fois lâchée, cette réserve d’eau ne produit que sur une courte période de trois ou quatre heures, bien trop courte pour être efficace face aux besoins.» Le projet sera étudié en avril lors de la conférence bretonne de l’énergie.

Jean-Pierre Le Roch, maire de Pontivy (56), a insisté sur le rôle de régulateur de cru du barrage de Guerlédan, alors que René Anes, maire de Saint-Aignan (56), est en faveur du développement touristique, sans être contre le projet de Step.
Au final, ce projet de station sera étudié sans précipitation, mais s’il devait se faire, ce ne sera qu’avec l’approbation de tous les acteurs du terrain. «Pour le moment, il n’y a aucun investisseur pour financer ce chantier, qui n’est même pas chiffré, ni dans son coût d’implantation, ni dans celui de son fonctionnement», a conclu Dominique Ramard.

Source: Le Télégramme (26 février 2011)

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